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Avec Geoya, Generali France, Maif et Société Générale Assurances unissent leurs forces pour innover dans la prévention des risques climatiques

Geoya Finengy Advisory

Trois grands assureurs – Generali France, Maif et Société Générale Assurances – associés aux spécialistes Saretec et Sixense (groupe Vinci Construction), ont annoncé la création d’une nouvelle plateforme dédiée à la prévention des risques climatiques. Cette solution, qui sera opérationnelle dans les prochaines semaines, pourrait à terme devenir un outil accessible à l’ensemble du marché.

Geoya, la co‑entreprise ainsi fondée, rassemble plusieurs dirigeants de ces organisations. Dotée d’un budget initial de 7,3 millions d’euros et dont la répartition capitalistique reste confidentielle, elle deviendra pleinement active une fois l’autorisation de l’Autorité de la concurrence obtenue. La marque appartient à Generali.

Un projet né face à l'explosion du coût des catastrophes naturelles

Le lancement de Geoya s’inscrit dans un contexte marqué par l’accélération et l’intensification des événements climatiques. Les coûts liés aux catastrophes naturelles pèsent de plus en plus lourd sur les assureurs dommages. Les réassureurs Munich Re et Swiss Re ont rappelé récemment que les sinistres mondiaux assurés liés au climat dépassent, pour la sixième année consécutive, les 100 milliards de dollars.

Pour Hélène N’Diaye (Maif), la logique est claire : l’assureur ne peut plus se limiter à indemniser après les événements. Le dérèglement climatique impose d’agir en amont pour réduire les pertes futures. Philippe Bourrin (Société Générale Assurances) souligne que chaque acteur avait déjà développé ses propres outils, mais que Geoya doit permettre un changement d’échelle et une mutualisation sans précédent.

Une plateforme de prévention complète, accessible et centrée sur l’action

Geoya proposera un parcours de prévention global. L’objectif, selon son directeur général Didier Cadic, est d’aider les assurés à améliorer leur résilience face aux risques climatiques.

Le parcours commence par un diagnostic individualisé, pouvant être réalisé par l’assuré lui‑même ou via un expert. Pour chaque adresse, la plateforme identifie les dangers potentiels.

Ce principe n’est pas totalement nouveau : Generali et Maif avaient déjà développé leurs propres outils de sensibilisation. Mais malgré des campagnes de communication, leur adoption restait limitée.

Après le diagnostic, Geoya proposera un plan personnalisé de mesures correctives, accessible sur la même plateforme. Cet accompagnement concernera :
  • les particuliers et petites entreprises, domaine où Saretec apporte son expertise,
  • les collectivités, grandes entreprises et sites techniques complexes, segments couverts par Sixense.

Régis Lemarchand (Generali France IARD) insiste sur la nécessité de partager la responsabilité de la prévention : ce travail ne relève pas uniquement de l’État mais de l’ensemble des acteurs, publics comme privés. Geoya veut justement faciliter ce passage concret à l’action.

Une première phase centrée sur le risque inondation

Au départ, Geoya se focalisera sur le risque d’inondation, avant d’étendre progressivement son périmètre à d’autres phénomènes : retrait-gonflement des argiles (RGA), tempêtes, etc.Elle offrira aussi une aide pour mobiliser le fonds Barnier, encore trop peu sollicité selon les assureurs.

Dans un premier temps, seuls les trois assureurs fondateurs utiliseront la plateforme. Elle sera ensuite ouverte à tous au courant du premier semestre 2026, conformément à la volonté des partenaires d’en faire une solution partagée à l’échelle du secteur.

Un traitement des données strictement encadré

La question de l’usage des données des assureurs a été rapidement clarifiée : aucune donnée propriétaire n’est intégrée dans la plateforme.

  • Geoya peut travailler avec les données internes de chaque compagnie, mais celles‑ci ne seront jamais transmises ni à la plateforme ni à d’autres assureurs.
  • Les données exploitées proviennent de Geoya, de Saretec et de Sixense, mais aussi de sources publiques comme Géorisques ou des projections du GIEC.

Sixense complète d’ailleurs le rôle de Saretec en apportant son expertise sur les sites techniques et industriels complexes.

Une ambition claire : devenir une solution de place d’ici trois ans

Les cofondateurs fixent une perspective ambitieuse : faire de Geoya une plateforme commune à tout le marché d’ici trois ans, capable d’accompagner tous les acteurs – assureurs, entreprises, collectivités, particuliers – dans la réduction des risques climatiques.
 
 
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