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Hausse de la mortalité routière en 2025 : la sécurité routière alerte sur les dangers liés aux trottinettes électriques et au protoxyde d’azote

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L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié, le 30 janvier, un premier bilan des accidents de la route pour l’année 2025. Selon Estelle Balit, déléguée interministérielle à la sécurité routière, ces résultats doivent pousser à une prise de conscience collective.

Lors de la conférence de presse présentant ces chiffres, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie‑Pierre Vedrenne, a annoncé d’emblée que les résultats étaient « moins bons » que l’année précédente.

Plus de 3 500 décès sur les routes en 2025

Au total, plus de 3 500 personnes ont perdu la vie sur les routes en France métropolitaine et dans les territoires ultramarins, soit une augmentation de 2 % par rapport à 2024, et même 6 % dans les Outre‑mer. Le nombre de blessés suit la même tendance avec 248 300 victimes (+3,5 %), dont 16 600 blessés graves en métropole (+4 %).

La mortalité routière progresse dans toutes les catégories d’usagers, à l’exception des motocyclistes. Estelle Balit estime que ces données imposent une réaction collective.

Les 14-17 ans fortement touchés, mais une conduite accompagnée plus sûre

La tranche d’âge la plus affectée par l’augmentation des décès est celle des 14‑17 ans. Ce phénomène pourrait être lié à la possibilité, depuis janvier 2024, de passer le permis dès 17 ans. Néanmoins, la sécurité routière note que la conduite accompagnée reste globalement moins risquée.

Explosion des accidents impliquant les mobilités douces

Les autorités soulignent aussi l’augmentation des accidents liés aux engins de déplacement personnel motorisés, notamment les trottinettes électriques. En 2025, 80 utilisateurs d’EDPM ont perdu la vie et 1 100 ont été grièvement blessés, soit une hausse de 33 % en un an.

Estelle Balit insiste sur la nécessité d’encourager fortement le port d’équipements de protection. Elle rappelle que la moitié des décès de cyclistes est liée à un choc à la tête et qu’un tiers des cyclistes victime d’un accident n’est impliqué avec aucun autre usager.

Elle appelle également à développer des infrastructures sécurisées pour tous les modes de déplacement et à renforcer les contrôles, voire les sanctions lorsque cela est nécessaire. D’ailleurs, depuis le 29 décembre 2025, dépasser la vitesse limite de 50 km/h ou plus constitue un délit.

Le protoxyde d’azote, une nouvelle source d’inquiétude

Un autre sujet préoccupant est la consommation de drogues au volant. Estelle Balit souligne que les addictions post‑Covid restent présentes et que de nouvelles pratiques apparaissent, comme l’usage du protoxyde d’azote, désormais considéré comme une priorité par le gouvernement.

Selon les données présentées par Nathalie Milan, experte en toxicologie, 9 % des moins de 25 ans déclarent avoir été passagers d’un véhicule conduit par quelqu’un ayant inhalé du protoxyde d’azote, et 6 % disent en avoir consommé en conduisant. Au‑delà des risques de brûlures, cette substance altère la perception des distances et des signaux, supprime la coordination des mouvements et affecte gravement le jugement.
 
 
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