top of page

Salaires : BNP Paribas Cardif privilégie des primes plutôt que des augmentations générales

BNP CARDIF Finengy advisory

Pour l’année 2026, BNP Paribas Cardif a fait le choix d’orienter sa politique salariale vers l’attribution de primes exceptionnelles et le renforcement de dispositifs sociaux plutôt que vers une hausse générale des rémunérations. Cette décision intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), au terme desquelles un accord a été conclu entre la direction et les trois organisations syndicales représentatives : la CFDT, la CFTC et la CFE‑CGC.

Cet accord, signé après plusieurs semaines de discussions, confirme que les négociations n'ont pas abouti à une revalorisation collective des salaires, une revendication traditionnellement au cœur des NAO. À la place, la direction a mis en avant des mesures financières ciblées, destinées à toucher une grande majorité des collaborateurs, ainsi que des engagements renforcés sur l’égalité professionnelle et la préparation à la retraite.

Une prime exceptionnelle pour 92 % des collaborateurs

Selon les informations communiquées en interne, près de 9 salariés sur 10 bénéficieront en février 2026 d’une prime exceptionnelle dite « de partage de la valeur ». Cette prime, modulée en fonction du niveau de rémunération, s’élèvera à :
  • 1 100 € bruts pour les collaborateurs gagnant moins de 60 000 € par an ;
  • 800 € bruts pour ceux dont le salaire annuel est compris entre 60 000 € et 100 000 €.

Ce dispositif vise à soutenir le pouvoir d’achat sans alourdir durablement la masse salariale de l’entreprise. Il s’inscrit dans une logique de reconnaissance ponctuelle plutôt que dans une politique d’augmentations pérennes.

Renforcement de l’épargne retraite et de l’égalité professionnelle

L’accord NAO ne se limite pas aux primes. Il reconduit également la décision d’augmenter progressivement les taux de cotisation au Plan d’épargne retraite obligatoire (PERO). Cette mesure a pour objectif d’aider les collaborateurs à se constituer une retraite plus solide dans un contexte où de nombreux salariés expriment des inquiétudes sur leur future pension.

En parallèle, BNP Paribas Cardif a annoncé une hausse de 50 % du budget dédié à la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Ce renforcement témoigne d’une volonté affichée de progresser dans le domaine de l’égalité professionnelle, un sujet déjà au cœur des préoccupations des partenaires sociaux.

Mesures complémentaires : intéressement et aménagement du 13e mois

Outre les dispositifs salariaux, d’autres décisions ont été actées en parallèle des NAO. La direction et les syndicats se sont notamment accordés sur :
  • La possibilité d’un supplément d’intéressement, à condition que les résultats de 2025 permettent déjà un versement d’intéressement classique. Ce bonus, facultatif mais espéré, dépendra donc de la performance financière du bancassureur.
  • Le versement du 13e mois en 12 mensualités égales à partir de janvier 2026. Ce changement vise à lisser la rémunération tout au long de l’année et à faciliter la gestion budgétaire des salariés.

Un accord conclu dans un contexte d’inflation en forte baisse

Ces mesures arrivent à un moment où l’inflation en France s’est nettement calmée. D’après l’Insee, la hausse des prix en 2025 n’a été que de 0,9 %, un niveau bien inférieur aux 2 % enregistrés en 2024.Cette décélération de l’inflation constitue l’un des arguments avancés par la direction pour justifier l’absence d’augmentation générale des salaires.

Malgré cela, les syndicats ont obtenu plusieurs avancées sociales, tandis que l’entreprise met en avant une combinaison de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat et à améliorer la situation des salariés à plus long terme.
 
 
bottom of page