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IA générative : seule une application sur six est réellement industrialisée dans le secteur de l’assurance

IA Finengy Advisory

Au cours des trois dernières années, les expérimentations autour de l’intelligence artificielle générative se sont multipliées, notamment depuis l’arrivée de ChatGPT fin 2022. Selon une étude, la majorité des cas d’usage recensés dans l’assurance restent au stade expérimental.

Depuis fin 2022, l’IA est redevenue un sujet central dans toutes les organisations, et l’essor de l’IA générative a renforcé cet engouement. Cependant, entre les intentions et la mise en œuvre, l’écart demeure important. L’étude menée avec OpinionWay auprès d’assureurs français, allemands et britanniques révèle qu’un seul cas d’usage sur six dépasse le stade de l’expérimentation.

Un exemple notable est celui du groupe Axa, qui a structuré sa démarche avec l’outil SmartinAxa puis le programme NadIA : sur environ 150 projets lancés, une quinzaine a été déployée à grande échelle. Cette proportion se retrouve ailleurs : la moitié des assureurs interrogés ont initié plus de dix cas d’usage (22 % en ont lancé plus de 20), mais seuls un sur six sont industrialisés.

Des bénéfices financiers pour les acteurs les plus avancés

Cette phase d’expérimentation reste essentielle, tant sur le plan organisationnel que financier. Les assureurs considérés comme « leaders », disposant d’une infrastructure technologique industrialisée, se distinguent des « suiveurs » qui développent des solutions ponctuelles. Chez les plus matures, la durée d’implémentation passe de 10 à 4 mois, le coût moyen par cas d’usage chute de 570 000 € à 230 000 €, et le nombre de projets déployés est plus de deux fois supérieur.

L’étude souligne également des différences entre pays : la France affiche un taux d’industrialisation inférieur d’environ dix points à celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni.
Enfin, les gains de productivité actuels (en moyenne 21 %) et futurs sont particulièrement visibles dans la relation client, les fonctions support et la conformité réglementaire. Les assureurs français restent prudents sur la gestion des sinistres, mais se montrent optimistes concernant l’amélioration des processus de souscription.

Méthodologie : enquête quantitative (90 dirigeants français et européens) et qualitative (20 entretiens approfondis). 60 % des répondants étaient français, 22 % allemands et 18 % britanniques. 65 % travaillent dans des services métiers, 23 % dans la data et la tech, et 12 % en direction générale.
 
 
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