Contrats santé collectifs : une consommation plutôt stable en 2025, mais des prestations qui deviennent nettement plus coûteuses
- 7 févr.
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Selon les données recueillies par Gerep, un courtier reconnu pour son expertise dans l’assurance collective, l’année 2025 confirme certaines tendances déjà observées les années précédentes dans les contrats santé d’entreprises. Même si le niveau global de consommation médicale demeure relativement stable, les coûts liés aux prestations remboursées ont, eux, poursuivi leur progression, mettant davantage de pression sur les régimes collectifs.
Une nouvelle fois, ce sont l’optique et les soins dentaires qui se révèlent être les postes de dépenses les plus lourds pour les salariés et les entreprises. À eux deux, ces postes représentent près de la moitié des dépenses de santé, et l’optique domine toujours le classement, avec 23,34 % du total des remboursements, ce qui en fait le domaine le plus consommé mais aussi l’un des plus coûteux pour les contrats collectifs.
Une hausse des remboursements qui se poursuit, malgré un léger ralentissement
Dans son baromètre annuel, Gerep observe que les remboursements des frais de santé continuent d’augmenter en 2025, mais à un rythme un peu moins dynamique que celui constaté en 2024.L’organisme dispose d’un portefeuille de 141 000 assurés, âgés en moyenne de 44 ans. Pour cette population, la consommation en santé a progressé de +3 % depuis le début de l’année, ce qui marque un ralentissement par rapport à 2024, où la hausse atteignait 3,8 %.
Cette évolution entraîne mécaniquement une hausse du remboursement moyen par personne, qui augmente lui aussi de 3 % en 2025.
Le coût moyen des prestations, véritable moteur de la hausse
L’étude met toutefois en lumière un point clé, la hausse globale n’est pas liée à une consommation plus forte, mais principalement à l’augmentation du coût moyen par prestation.
En effet, ce coût progresse de 4,1 %, ce qui impacte fortement le montant total des remboursements, même si le nombre d’actes réalisés n’augmente que modestement.
Dans le détail, l’optique (23,34 %) et le dentaire (23,13 %) restent les deux postes dominants, confirmant leur poids structurel dans les dépenses des régimes collectifs.Les soins courants — comme les consultations, examens et actes de routine — représentent quant à eux 13,86 % des dépenses, un niveau notable mais bien inférieur aux deux postes majeurs.
Une évolution très contrastée selon les types de soins
Si l’on observe les différents postes de consommation, plusieurs tendances se dégagent :
Dentaire : +2,5 % — Une progression modérée, signe d’une relative stabilité dans ce domaine.
Optique : +2,4 % — Une hausse également contenue, probablement liée à un rythme de renouvellement désormais bien établi.
Auditif : +5,1 % — Une augmentation plus marquée, mais largement inférieure à celle de 2024, où la progression avait atteint 22 %.
Hospitalisation : +8,2 % — Il s’agit ici du secteur où la consommation progresse le plus fortement, une tendance préoccupante car les actes hospitaliers figurent parmi les plus coûteux.
Pharmacie : +5,7 % — Une hausse sensible, qui peut s’expliquer par la fois par le prix de certains traitements et par une consommation accrue de médicaments.



