Fiscalité de l’assurance vie : un débat relancé à l’Assemblée nationale pour taxer l’épargne des plus fortunés
- hadrien.noel
- 9 janv.
- 2 min de lecture

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 revient ce 13 janvier en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Parmi les points sensibles qui devraient animer les discussions figure la fiscalité de l’assurance vie, produit d’épargne plébiscité par les Français. Plusieurs députés souhaitent réintroduire une mesure visant à taxer les patrimoines financiers les plus élevés, une idée qui avait été rejetée par le Sénat en première lecture.
Un retour en force des partisans de la taxation
Lors de la première lecture, les députés avaient adopté un amendement transformant l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en un « impôt sur la fortune improductive », incluant notamment les contrats d’assurance vie en euros. Cette disposition avait été supprimée par le Sénat, qui privilégiait une approche plus favorable aux placements de long terme. Aujourd’hui, certains députés reviennent à la charge : ils proposent d’élargir l’assiette de l’IFI pour y intégrer la « fortune financière non professionnelle », ce qui inclurait explicitement l’assurance vie.
Les amendements déposés : objectifs et modalités
Deux amendements ont été déposés, l’un par des élus socialistes, l’autre par Sylvain Maillard (Ensemble pour la République). Ces propositions reprennent un amendement adopté en commission des finances le 8 janvier. Elles prévoient :
Extension de l’IFI : inclusion des actifs financiers non professionnels, dont l’assurance vie.
Abattement pour résidence principale : plafonnement à 1 million d’euros, applicable à la résidence principale ou secondaire.
Taux inchangé : progressif, jusqu’à 1,5 % pour les patrimoines supérieurs à 10 M€, avec exonération des biens professionnels. Le seuil d’imposition resterait fixé à 800 000 €, auquel s’ajoute l’abattement.



