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Fiscalité : Éric Maumy, président du groupe April, prend la tête d’un collectif de dirigeants exaspérés

April Finengy Advisory

Face à ce qu’il décrit comme une « dérive fiscale et budgétaire », Éric Maumy, président du groupe April, a lancé en novembre 2025 le mouvement « Trop, c’est trop ! ». En quelques semaines, plus de 2 000 dirigeants de TPE, PME et ETI ont rejoint cette initiative, avec l’ambition d’influencer les discussions entourant le projet de loi de finances pour 2026.

L’origine du mouvement remonte à une tribune publiée dans L’Express en novembre 2025, signée par plus de 2 000 chefs d’entreprise. Celle-ci dénonçait un débat budgétaire jugé déconnecté des réalités économiques et une pression fiscale devenue, selon eux, insoutenable pour le tissu économique français.

« Les chefs d’entreprise doivent se manifester »

Co-fondé par Éric Maumy et Erwan Le Noan, partner chez Altermind, le mouvement fédère principalement des patrons de PME et d’ETI, mais aussi des artisans, commerçants ou industriels. Tous expriment la même inquiétude : la France, déjà parmi les pays où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés, s’engagerait dans une trajectoire fiscale pouvant nuire à la croissance, à l’emploi et aux finances publiques, voire à la compétitivité nationale.

Dans une interview accordée au Parisien, Éric Maumy estime que les entrepreneurs doivent s’impliquer dans le débat public, regrettant que les discussions budgétaires se soient tenues « sans parler réellement d’économie ». Pour lui, il ne s’agit pas de défendre une profession, mais de replacer l’économie réelle au centre du débat politique, alors que les travaux parlementaires sur le budget s’enlisaient.

Une critique d’un « matraquage fiscal continu »

La tribune de novembre 2025 a conduit à l’organisation, le 17 décembre à la salle Gaveau à Paris, d’un colloque orchestré par L’Express. Les participants y ont exprimé leur rejet d’un « matraquage fiscal permanent » et d’un climat jugé « hostile aux entrepreneurs ». Ils dénoncent également l’incapacité présumée des responsables politiques à maîtriser les dépenses publiques tout en évitant de nouvelles taxes.
Un mouvement qui se veut apolitique

Le collectif Trop, c’est trop ! affirme ne pas vouloir devenir un parti ou un syndicat. Ses membres mettent en avant plusieurs préoccupations :

  • la multiplication des taxes et des normes, perçues comme un frein à la dynamique économique du pays ;

  • le risque d’une instabilité fiscale persistante, jugée démotivante pour l’investissement et incompatible avec une vision de long terme ;

  • la crainte que l’intensification de la pression fiscale ne fragilise le financement du modèle social français.

L’objectif, selon ses initiateurs, est de faire entendre la voix des entreprises dans les prochains débats, au-delà même de l’adoption du budget annuel.

Une stratégie d’interpellation des parlementaires

Éric Maumy a annoncé que les dirigeants engagés dans le mouvement comptent multiplier les rencontres avec les élus partout en France. Leur intention : confronter les parlementaires aux conséquences économiques des choix budgétaires et éviter que les décisions fiscales continuent d’être prises sans tenir compte de la réalité des entreprises.
 
 
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