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L'encours du PER progresse de 20% sur l'année

  • 17 févr.
  • 2 min de lecture
PER Finengy Advisory

L’épargne retraite continue de bien se porter : les avoirs placés sur le Plan d’Épargne Retraite (PER) ont progressé de près de 20 % en un an, portés notamment par les préoccupations croissantes des Français sur le niveau futur de leurs pensions.À l’heure actuelle, près de 13 millions de personnes ont souscrit un PER pour préparer financièrement leur fin de carrière. Selon les données du ministère de l’Économie, l’encours total atteignait 141 milliards d’euros à la fin septembre 2025.

En 2025, l’intérêt pour ce dispositif n’a pas faibli. Toutefois, l’effet des récentes modifications fiscales adoptées dans les Budgets 2026 reste encore difficile à mesurer. Bercy souligne que le PER, mis en place par la loi Pacte, poursuit son expansion sans interruption depuis 2020, aussi bien en nombre d’adhérents qu’en montants épargnés.

Fin septembre 2025, 12,7 millions de Français détenaient un contrat PER, qu’il soit géré par une banque ou par un assureur. Cela représente plus de 1,5 million de nouveaux souscripteurs en l’espace d’un an. Parallèlement, l’encours a significativement augmenté, passant de 119 à 141 milliards d’euros entre fin septembre 2024 et fin septembre 2025, soit une hausse de 19 %.

La montée en puissance est d’ailleurs plus rapide sur les PER individuels, dont les encours atteignent 82,4 milliards d’euros (+21 % sur un an). Les PER collectifs, eux, totalisent 31,7 milliards (+16,5 %), tandis que les PER obligatoires représentent 27,1 milliards (+14,8 %). Bercy précise qu’environ un PER sur deux correspond à une nouvelle ouverture, et non à un transfert depuis un dispositif antérieur.

Comme le rappelle le ministère de l’Économie, plus de 11 millions de Français utilisent désormais le PER pour anticiper leur retraite, avec près de 119 milliards d’euros d’actifs. Cette dynamique est étroitement liée aux inquiétudes sur le niveau futur des pensions. Le Cercle de l’Épargne souligne d’ailleurs que 72 % des personnes non encore retraitées s’attendent à une pension insuffisante pour maintenir un niveau de vie correct.

Depuis son lancement en 2020, le PER bénéficiait d’un cadre fiscal stable. Ce n’est plus le cas : la loi de Finances pour 2026, confirmée par le Parlement début février mais encore soumise à l’examen du Conseil constitutionnel, modifie trois points importants.

  • Le taux de la flat tax grimpe de 30 % à 31,6 %, à cause d’une augmentation de la CSG.
  • Les versements effectués après 70 ans ne seront plus déductibles.
  • Le délai permettant d’utiliser les plafonds de déduction non consommés passe de trois à cinq ans.

Reste à savoir si ces ajustements décourageront les particuliers d’alimenter ou d’ouvrir un PER. Selon un dirigeant du secteur, la hausse de la flat tax n’envoie pas un signal positif, mais le produit reste suffisamment attractif pour conserver sa dynamique, grâce à sa souplesse et à ses avantages fiscaux toujours compétitifs. L’organisation professionnelle France Assureurs, vivement opposée à la hausse de la CSG, affirme poursuivre son action pour tenter de faire évoluer cette décision.
 
 
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